Chef de la diplomatie allemande : l’ordre mondial d’après-guerre « touche à sa fin »

La position allemande est très clairement en train de s’infléchir à l’égard du grand allié américain, même si ce dernier est incarné par l’horrible, le terrible Trump.
Le ministre allemand pense même que faire parler les deux ogres entre eux ne serait pas stupide. C’est sûr que c’est nettement moins bête que de s’entre-tuer lors d’une troisième guerre mondiale.
D’ailleurs, je cherche toujours pourquoi je dois haïr les Russes (j’adore poser cette question). Vous avez une réponse ? Un argument ? Je sais que Poutine est méchant et qu’ils l’ont dit dans Libé ou sur France Inter, mais je vous parle d’une argumentation, pas d’une affirmation !
Enfin, les Allemands viennent même de se rendre compte… que la Russie c’est tout proche. À côté quoi…
Bref, les choses, je l’espère, vont pouvoir devenir un peu plus raisonnables.
Charles SANNAT
Sigmar Gabriel, nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, estime que les pays européens devraient progressivement assumer plus de responsabilités dans les questions concernant le leadership et leur propre sécurité, car l’ordre mondial et régional né dans l’après-guerre touche à sa fin.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel appel à bâtir une Europe « nouvelle et plus forte ». Selon lui, l’ordre mondial d’après-guerre, qui était « pratique » pour les pays européens, « touche à sa fin ». À partir de maintenant, ils devraient progressivement prendre plus de responsabilités en matière de leadership et pour garantir leur propre sécurité, a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 15 Février.

Évoquant les relations avec Moscou, le chef de la diplomatie allemande a appelé à abandonner la naïveté sur les questions de coopération bilatérale. « Avant tout, la Russie est notre voisin, qu’on le veuille ou non », a-t-il souligné, se référant probablement au voisinage géopolitique et non géographique.

Dans le même temps, le ministre des Affaires étrangères a précisé que la clé du respect et d’une attitude sérieuse de la part de la Russie est la capacité à manifester « unité, confiance en soi et force ».

Quant aux relations Berlin-Washington, Berlin parviendra selon le ministre à un accord avec l’administration de Donald Trump si cette dernière mène une politique prenant en compte les intérêts des deux pays. Mais si les questions idéologiques sont mises au premier plan, des difficultés pourraient apparaître.

Et de préconiser de prendre en compte le système américain de poids et contrepoids.

« Nous ne devons pas nous comporter comme si la démocratie avait été mise hors-jeu complètement et en permanence », a-t-il souligné.

Plus tôt, dans un entretien à la chaîne ARD, Sigmar Gabriel a prôné un « dégel » éventuel dans les relations bilatérales entre les États-Unis et la Russie, ce qui pourrait faciliter le règlement des crises internationales actuelles.