71 % des jeunes américains sont soit trop cons, soit trop gros…

Historique du taux de participation à la population active dans les pays de l'OCDEVoici la plus grosse inquiétude de Jamie Dimon concernant l’économie américaine :

71 % de l’ensemble des jeunes (de 17 à 24 ans) ne peuvent rentrer dans l’armée en raison d’une alphabétisation insuffisante (capacités de base pour lire et écrire) ou de problèmes de santé (souvent l’obésité et le diabète)…

Vous pourrez lire tout le reste, mais globalement, 71 % des jeunes sont soit illettrés, soit obèses. Voilà qui est dit de façon pudique.

Si l’on est direct et que l’on ne prend pas de gants, cela donne 71 % des jeunes américains sont soit trop gros, soit trop cons, et parfois sans doute certains cumulent, et pas les mandats !

Mon point de vue est que la société forge pour beaucoup ce que l’on devient. Si l’on nous « élève » pour devenir de bon « con-sommateurs », alors nous serons au moins de bons cons… Si on nous gave au Coca, alors nous serons gros et gras…

Nos enfants, français comme américains, méritent un avenir plus radieux qu’un mélange de drogue, de Coca, de burgers et de téléréalité comme seul horizon indépassable.

Charles SANNAT

Comme discuté précédemment, la lettre annuelle de Jamie Dimon (JP Morgan) représente un changement par rapport à ses sermons optimistes habituels concernant l’état de la nation, dédiant une section entière de sa lettre de 45 pages pour décrire « quelque chose qui ne va pas » aux États-Unis. Mais de tous les soucis mentionnés, les aspects suivants de l’économie américaine sont ceux qui inquiètent le plus le patron de la JP Morgan.

Sans surprise, ils concernent deux des plus grosses menaces qui pèsent actuellement sur les États-Unis : les tendances démographiques et le marché du travail. Ces éléments montrent que pour au moins un indicateur économique clé, les États-Unis sont les moins bien lotis de la cohorte des pays développés.

Voici ce que Dimon a écrit :

Le taux de participation à la population active des États-Unis est passé de 66 à 63 % entre 2008 et aujourd’hui. Certaines des raisons derrière ce déclin sont compréhensibles et ne sont pas trop inquiétantes, par exemple le vieillissement de la population. Mais si on se penche de plus près sur les chiffres pour se focaliser sur un segment clé du taux de participation à la population active, c’est-à-dire celui des hommes âgés de 25 à 54 ans, on ne peut que constater qu’il y a un sérieux problème. Le graphique (ci-dessus) montre qu’en Amérique, le taux de participation de cette cohorte est passé de 96 % 1968 à un peu plus de 88 % aujourd’hui. Soit un niveau bien en dessous du taux de participation de presque tous les autres pays développés.

Si le taux de participation à la population active de ce groupe remontait jusqu’à seulement 93 %, c’est-à-dire la moyenne des autres pays développés, il y aurait environ 10 millions de travailleurs supplémentaires aux États-Unis. Parmi les autres faits inquiétants, citons :

  • 57 % de ces hommes qui ne travaillent pas sont en état d’invalidité ;
  • 71 % de l’ensemble des jeunes (de 17 à 24 ans) ne peuvent rentrer dans l’armée en raison d’une alphabétisation insuffisante (capacités de base pour lire et écrire) ou de problèmes de santé (souvent l’obésité et le diabète).

Soit dit en passant, nous avons relevé les inquiétudes de Dimon dès 2013 ici, ainsi que l’été dernier.

Article de Zero Hedge, publié le 4 avril 2017