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Comme prévu, au Royaume-Uni, la chute de la livre dope l’industrie britannique

« Le Brexit ? Quel Brexit ? L’indice PMI manufacturier britannique de décembre compilé par Markit et CIPS a bondi à 56,1 points, bien au-delà des 53,6 points de novembre et de sa moyenne de long terme (51,5 points). Il s’inscrit à un plus haut de 30 mois. Le secteur manufacturier au Royaume-Uni débute 2017 sur une base élevée, souligne l’économiste d’IHS Markit Rob Dobson, qui estime que la croissance trimestrielle du secteur pourrait atteindre 1,5 % au vu de la relation historique avec les chiffres officiels de production du pays.

Un rythme étonnamment élevé au regard du début de l’année sans relief et de l’incertitude liée au référendum sur la sortie de l’Union européenne. La demande domestique est restée robuste mais l’activité a sans aucun doute profité à l’export de la baisse de la livre sterling. Un autre point positif des données de décembre est que l’expansion s’appuie sur l’investissement et les biens intermédiaires, ce qui laisse penser que les dépenses d’investissement et la demande des entreprises ont pris le relais des consommateurs pour alimenter l’économie, ajoute Dobson. »

Qu’est-ce que signifie donc tout ce jargon économique ? 

Tout simplement que comme prévu, le Brexit n’est pas une catastrophe.

Tout simplement que comme prévu, avoir sa propre monnaie est un élément essentiel d’ajustement économique. Sans l’ajustement monétaire, alors il n’y a pas de possibilité d’adaptation rapide de votre économie à ses conditions et contraintes internes.

L’euro empêche la France d’être compétitive, tout simplement. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre, la monnaie unique est factuellement un carcan pour tous les pays sauf pour l’Allemagne.

L’exemple anglais montre bien à quel point il ne faut surtout pas avoir peur de la fin de l’euro. L’euro court à sa perte, ce n’est qu’une question de temps. Nous n’aurons sans doute pas à en sortir car nous irons jusqu’au bout de la folie, mais toutes les folies ont une fin, même l’URSS.

N’ayez pas peur de la fin de l’euro, ce sera une nouvelle renaissance mais en revanche, vous avez intérêt à vous y préparer.

Charles SANNAT

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